Deldevert par le Groupe Deldevert
et la construction de l’île de Saint Martin


 

HISTOIRE

Originaire du village de Saint-Laurent les Bâtons en Dordogne, la famille Deldevert donne naissance à Jacques le 10 avril 1926, à Fontenay le Fleury près de Versailles.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Jacques Deldevert est reçu à l’école du bâtiment de Bagnolet, ce qui lui permet par la suite d’accepter un poste en Guadeloupe. La mission étant de courte durée, l’homme devra également s’occuper de voierie et vendra même du charbon de bois, pour survivre.

Heureusement, il fera la rencontre de M. Petrelluzzi, qui lui proposera de faire quelques travaux pour lui. Jacques Deldevert construit donc les premiers bâtiments modernes de la rue Frébault à Pointe-à-Pître et décidera par la suite, sous les recommandations de son mentor bienfaiteur, d’y implanter sa société de construction.

ABSENCE DE ROUTE

Travailleur et grandement déterminé, Jacques Deldevert débarque avec quatre de ses ouvriers à Philipsburg en 1949, où il constate que la majorité des constructions sont en bois, sans compter l’absence de route. Bien évidemment, il n’y a pas encore d’entreprise de construction. C’est alors que Elie Fleming, maire de Saint Martin, passe commande des deux premiers chantiers publics auprès de Jacques Deldevert. À peine âgé de 23 ans, l’homme d’affaires se retrouve à la tête du projet de construction du presbytère de l’église catholique et du brise-lames, situé sur la plage du front de mer de Marigot.

Il réalisera plusieurs chantiers publics sous le mandat d’Elie Fleming, puis sous celui d’Hubert Petit, en plus de recevoir des commandes du gouvernement de la partie Hollandaise, des îles de Saba, Saint-Eustache et Saint-Barth. C’est à Jacques Deldevert et son équipe que l’on doit la station météo de Saint-Barthélemy (1952), alors que son entreprise sert également de centre de formation.

Plusieurs employés de Jacques Deldevert suivront même son exemple et fonderont leur propre entreprise de bâtiment (Popo Questel, Emilio de Polo, José Brooks, etc). Mais depuis la fin de la guerre, les temps sont durs car il n’y a pas encore d’économie en place. Les matériaux nécessaires à la construction sont importés de partout. Une poignée d’entreprises peuvent alimenter Monsieur Deldevert et toutes les constructions en béton sont faites à main d’hommes. Il n’est pas rare que le chantier se termine à la nuit, sous les feux des véhicules.